Arsenal 2 – 1 Fulham. Nasri assure le spectacle


Arsenal ne perdra plus de derby à domicile cette saison. Au terme d’une rencontre tendue, les Gunners se sont imposé 2 à 1 contre Fulham. Une victoire aux forceps grâce à 2 buts splendide offert par un Samir Nasri stratosphérique. Chelsea n’ayant pu faire qu’un nul contre Everton, MU ne jouant pas ce week-end, les hommes de Wenger sont leader de Premier League

Arsenal aura donc arrêté le début d’hémorragie à domicile avec cette victoire contre Fulham. Les Cottagers, roi du nul cette saison, ont pourtant bien failli repartir avec un point de l’Emirates. La faute à un duo Dempsey – Kamara intenable, et à une défense Gunner alternant la solidité et la fébrilité. Heureusement, deux gestes d’un autre monde de Samir Nasri, une nouvelle fois décisif, ont permis aux joueurs d’Arsène Wenger d’empocher 3 points et de s’asseoir dans le fauteuil de leader avant un déplacement qui promet à Manchester United le 13 décembre. Sans être transcendant, les Gunners ont montré qu’ils pouvaient marquer à n’importe quel moment.

Je dois admettre qu’une partie de la physionomie du match m’a étonné. Pas le départ pied au plancher et la défense haute des Gunners, ni la lenteur monolithique de la défense de Fulham. Non, ce qui m’a étonné, c’est l’excellente complémentarité du duo Dempsey – Kamara. Je l’avais évoqué dans l’avant match, mais je ne m’attendais pas à une telle activité, surtout de la part d’une ligne d’attaque somme toute inedite. Kamara a multiplié les appels et constament pesé sur la défense d’Arsenal. Et son compère américain (dédicace à l’ami Lucarne Opposée qui connaît bien les joueurs US) a été un danger permanent par son placement entre les lignes et ses bons ballons dans le dos des défenseurs. A revoir avec intérêt contre d’autres équipes.

Pour autant, malgré ces 2 poisons, la première demi heure est totalement Rouge et Blanche. Les coéquipiers de Rosicky se créent moult occasions, et mettent Schwarzer à l’épreuve. Si le gardien australien semble vouloir faire un gros match, ce n’est pas la même chose concernant sa défense, et surtout le côté gauche Hangeland – Briggs. Les deux Cottagers sont mis à la torture par un Samir Nasri intenable. Et qui finit par passer : 14e minute, le Français récupère un bon ballon d’Arshavin à l’angle de la surface, grille la politesse à Briggs, enchaine sur un 2e crochet pour envoyer Hangeland et Schwarzer sur Neptune, et met une frappe de mule. Un but de grande classe qui fait exploser l’Emirates, et qui coûte son poste au jeune Briggs, sorti dans la foulée par Hughes.

Dans la foulée, les Gunners déroulent mais continue de buter sur la défense de Fulham et sur un gardien incroyable. Et la domination stérile fait peur, car on sent que les Cottagers peuvent être dangereux. La paire Koscielny Squillaci joue bien la ligne, et l’ancien Lorientais surveillant Kamara comme le lait sur le feu, mais sait qu’elle n’a pas le droit à l’erreur. Et malheureusement, c’est ce qui se produit à la 30e minutes de jeu. Suite à une mésentente de la charnière centrale, Squillaci vient violemment percuter son compère à la machoire. KO debout, celui ci tente courageusement de suivre Kamara, qui file seul au but et fusille Fabianski. Après avoir laissé l’action se poursuivre, l’arbitre valide logiquement le but. Un retour dans le match de Fulham pas dramatique, mais qui va peser sur le collectif d’Arsenal et le faire douter. Encore une fois. Djourou est rentré à la place de Koscielny, et le jeu des Gunners se désagrège, inexplicablement. Les Cottagers dominent désormais, mais le score reste inchangé jusqu’à la mi temps.

De retour des vestiaires, Arsenal semble pourtant avoir des intentions. Et ne commet pas la même erreur que contre Tottenham : les Gunners repartent de plus belle à l’attaque, et tentent de faire basculer le match. Mais tout ça se fait sans lien, sans collectif, pourtant une base du jeu des Rouge et Blanc. Arsenal rame mais arrive à repousser les coups de boutoirs : Song, positionné plus bas, puis la charnière centrale et enfin un Fabianski rassurant, sont tour à tour mis sur le grill. Wenger décide de faire parler le banc et remplace Rosicky par Van Persie, puis Arshavin par Walcott. Arsenal enchaîne alors un temps fort et le jeu se déplace dans le camp des Cottagers, qui écopent comme ils peuvent. Peine perdue, malgré des incursions de Chamakh et de Wilshere, puis un déboulé de Song qui préfère tenter sa chance plutôt que de servir un partenaire, on semble se dirriger vers la spécialité de Fulham : le match nul. C’est le moment choisit par Nasri pour mettre en route le 2e acte de son show du jour.

Dans le monde stéréotypé et triste des Mourinhophiles, le jeu est accessoire. A la rigueur, si un attaquant se révèle assez polyvalent pour jouer arrière droit, il prend de la valeur. Dans la vision version Cruyff ou Wenger (oui, la filiation est logique pour moi), le jeu, le collectif et les espaces dominent. Et le 4-3-3 d’Arsenal laisse la place à l’expression du talent de ces composantes. Nasri fait évidemment parti de celles-ci, et il le prouve sur son deuxième but, véritable hommage au statut de shadow striker. Lancé pleine axe, à l’entrée de la surface, il se trouve à la fin d’un relais Arshavin Van Persie. Le Batave ouvre son pied gauche pour un amour de feinte de frappe et sert le Français. Alors que Hangeland se demande encore pourquoi il n’a pas pris curling en deuxième langue vivante, l’ancien marseillais enchaîne par un cassage de rein de Schwarzer sortie à l’aventure. Comme contre Aston Villa ou Wigan, Nasri se retrouve alors devant le but vide, mais trop excentré, et sur son pied gauche. Tel un Bergkamp ou un Henry, capablent de situer instantanément face à au but, le minot tourne autour de la balle, se remet sur son bon pied, et se permet même de brosser sa frappe au 2eme poteau. Magistrale. Le stade est debout. Le banc d’Arsenal et Wenger aussi. Nasri est le roi de la soirée.

La fin du match sera stressante, mais montrera aussi des Gunners soidaire, à l’image de leur gardien polonais autoritaire dans ses sorties et rassurant pour sa défense.  On aura noté les bonnes performances de Djourou, remplaçant au  pied levé de Koscielny. Le Suisse s’est montré solide dans les airs et convaincant dans sa relance. Bon point aussi à Bacary Sagna, impériale sur son côté droit, et auteurs de plusieurs centres dangereux. Idem pour son compère de l’aile gauche, Clichy ayant parfois été mis sur le reculoir, mais est toujours resté combatif, et surtout il fait l’effort d’être plus proche de son attaquant.

Les fans seront encore passé à deux doigts de l’attaque cardiaque (sépciale dédicace à Greg 😉 ), mais la victoire est à ce prix.Les coéquipiers de Fabianski deviennent du coup leader. Et ils se déplaceront en tant que tels à Old Trafford le 13 décembre, pour un des choc de la saison face à Manchester United.

Prochain rendez-vous mercredi en Ligue des Champions contre le Partizan Belgrade. Les Serbes viennent défier Arsenal à l’Emirates pour ce dernier match de poule et une victoire est obligatoire pour les hommes de Wenger.

D’ici là, COME ON GOONER !!

Publicités

Une réponse à “Arsenal 2 – 1 Fulham. Nasri assure le spectacle

  1. Pingback: Zap’ Foot Du Week End | Giuly76

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s